Ces 5 habitudes que les neurologues recommandent pour aller mieux au quotidien
Écrit par Camille Croizé le
Ces 5 habitudes que les neurologues recommandent pour aller mieux au quotidien
Écrit par Camille Croizé le
Ces 5 habitudes que les neurologues recommandent pour aller mieux au quotidien
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Il paraît qu’on vit dans l’ère du self-care. Sérums anti-stress, bougies parfumées et tapis de yoga s’invitent dans nos feeds comme si ça suffisait à réparer une santé mentale en PLS. Sauf qu’en vrai, même la meilleure routine du monde ne peut rien contre un cerveau qu’on maltraite 7 jours sur 7. Fatigue chronique, anxiété de fond, trous de mémoire dès le lundi matin… tout ça n’est pas une fatalité, c’est souvent juste un signal d’alarme.
La bonne nouvelle ? Selon plusieurs neurologues, il suffirait de quelques habitudes simples pour alléger la charge et relancer la machine. Pas besoin de tout envoyer valser pour aller mieux — juste de revoir un peu les bases. Et non, ça ne veut pas dire devenir la meuf qui médite à 5h du mat’ en buvant de l’eau tiède au citron. On parle ici d’habitudes réelles, concrètes, efficaces. Celles que la science recommande, et que votre cerveau attend comme une délivrance.
Ce n’est pas parce qu’on ne l’entend pas hurler qu’il va bien. Notre cerveau, cet organe sursollicité H24, adore faire croire qu’il gère alors qu’il est au bord de la crise de nerfs. Résultat : on tire sur la corde, on encaisse, et on s’étonne de finir liquéfiée au moindre imprévu. Selon plusieurs neurologues américains, notre santé mentale se joue bien plus dans le quotidien que dans les grands bouleversements. L’enjeu ? Réapprendre à traiter notre cerveau comme un allié, pas comme un stagiaire corvéable. Voici cinq habitudes validées par la science pour l’aider à souffler un peu — et nous aussi.
Marcher 10 minutes par jour, c’est banal, non ? Et pourtant, selon le Dr Wendy Suzuki, neuroscientifique à l’Université de New York, ce petit geste active des zones du cerveau liées au plaisir, à la motivation, et même à la mémoire. Oui, votre balade pour aller chercher un pain au chocolat est littéralement une forme de thérapie.
Le plus bluffant ? Les effets sont immédiats. Dopamine, sérotonine, tout ce petit monde se met au travail dès les premières minutes. Pas besoin d’avoir un lookyoga-core pour en bénéficier : le simple fait de sortir de chez soi, respirer et marcher suffit à relancer la machine. Et non, faire 10 000 pas dans votre appart parce que vous avez oublié vos AirPods, ça ne compte pas vraiment.

Le doomscrolling, ce n’est pas exactement un exercice intellectuel. Le Dr Richard Restak, neurologue, insiste : un cerveau qui s’ennuie est un cerveau qui dégénère. Concrètement, cela veut dire : apprendre un mot nouveau, tenter de mémoriser un poème (même de Booba), ou résoudre un problème un peu plus exigeant que “quel filtre utiliser pour ce selfie ?”.
Le but, ce n’est pas de devenir Einstein entre deux mails, mais de sortir un peu du mode automatique. Comme le résume la neuroscientifique Lisa Feldman Barrett, il faut se challenger “juste assez pour être un peu inconfortable”. En clair, se forcer à lire un article jusqu’au bout sans switcher sur TikTok. Un exploit olympique en 2025.
On ne le dira jamais assez : l’isolement tue. Et pas juste métaphoriquement. D’après le Dr Wendy Suzuki, les liens sociaux boostent littéralement le cerveau. Ils réduisent le stress, préviennent la dépression et améliorent les fonctions cognitives. Le rire, les discussions stimulantes (et même les bitcheries bienveillantes autour d’un verre), tout ça, c’est de l’or en barre pour notre santé mentale.
Alors oui, on est tentées de ghoster le monde entier après une journée reloue. Mais prendre 10 minutes pour appeler une amie ou partager un café sans scroll compulsif peut avoir plus d’effet qu’une séance de thérapie improvisée dans les commentaires Insta.

Pleurer dans les toilettes du boulot n’est pas un plan santé mentale. La vraie force, c’est de comprendre pourquoi on craque. La neuroscientifique Lisa Feldman Barrett explique que ce qu’on ressent n’est pas toujours ce qu’on pense. Par exemple : cette “colère” soudaine pourrait être... de la fatigue ou de l’anxiété mal digérée.
En revisitant mentalement des souvenirs positifs — une soirée où tout allait bien, un fou rire improbable —, on peut réactiver les circuits émotionnels associés. C’est un peu comme tricher dans la matrice, mais pour votre bien. Et spoiler : ça marche. Même une photo de votre chat peut suffire à relancer la machine à endorphines.
Si Netflix a détruit votre cycle circadien, vous n’êtes pas seule. Pourtant, selon le Brain Care Score — un outil conçu par des chercheurs d’Harvard — le sommeil est un des indicateurs majeurs de la santé cérébrale. Moins de 7 heures par nuit ? Le risque de dépression, d’AVC ou de troubles cognitifs explose. Rien que ça.
Le plus fou, c’est que tout est réversible. Comme le dit le Dr Jonathan Rosand : “Vous pouvez améliorer votre santé mentale en modifiant quelques habitudes ciblées.” Alors oui, binge-watcher“The Bear” jusqu’à 3h du mat, c’est tentant. Mais votre cerveau préférerait franchement une vraie nuit de sommeil. Il vous le rendra au centuple.
Pas de cure détox, pas de retraite silencieuse en Himalaya. Ces cinq habitudes — marcher, penser, parler, ressentir, dormir — sont à portée de main. L’enjeu, ce n’est pas la perfection, mais la régularité. Votre cerveau n’a pas besoin que vous deveniez moine bouddhiste. Juste que vous arrêtiez de le maltraiter comme une appli de fond qu’on oublie de mettre à jour.
Et qui sait, peut-être qu’en prenant soin de lui, vous découvrirez un mental plus stable, une énergie retrouvée... ou au moins une capacité nouvelle à ne pas craquer devant le 23e mail non lu.