“Dilly Dallying” : la tendance TikTok qui vous invite à ne rien faire (et à kiffer quand même
Écrit par Camille Croizé le
Notre nouvelle obsession du printemps ? Le Dilly Dallying
Écrit par Camille Croizé le
Notre nouvelle obsession du printemps ? Le Dilly Dallying
À lire aussi

Le printemps, c’est cette saison où l’on se sent obligé de tout faire en même temps. Profiter du soleil, organiser des week-ends entre amis, booker des vacances d’été, se (re)mettre au sport, relooker son appart… Bref, être dans l’action non-stop. Mais cette année, un vent de révolte souffle contre cette frénésie : et si, au lieu de tout planifier, on se contentait d’errer ? Le "dilly dallying" s’impose comme la nouvelle philosophie du moment, une manière assumée de traîner, de vagabonder, de se laisser porter sans but précis. Pas de pression, pas d’objectifs, juste le plaisir de se perdre dans l’instant. Inspirée par un simple TikTok devenu viral, cette tendance redonne ses lettres de noblesse à l’oisiveté. On vous préviens, cette trend va clairement vous donner envie de troquer votre agenda surchargé contre une balade sans destination.
Si votre planning printanier ressemble à un marathon de week-ends surbookés, c’est peut-être le signe qu’il est temps de lever le pied. L’expression "dilly dallying" désignait autrefois une manière de perdre son temps à tergiverser. Aujourd’hui, elle prend un tout autre sens : s’accorder le droit de traîner sans objectif précis.
L’origine de la tendance ? Un TikTok posté par la créatrice de contenu Dasia Smith (@sweirdest), où elle s’enthousiasme : "Did you go outside and dilly dally?" Comprenez : avez-vous juste erré, flâné, pris le temps d’exister sans pression ? La vidéo comptabilise plus de 970 000 vues et a déclenché une vague de réactions, où chacun partage ses propres aventures de "dilly dallying". Le programme ? Rien de grandiose, mais un pur concentré de petits plaisirs : une promenade sans itinéraire, une pause matcha sans raison valable, une virée shopping où l’on repart les mains vides mais l’esprit léger.
On pourrait voir cette tendance comme la version 2025 du rat girl summer ou du brat summer. Mais le "dilly dallying" ne s’inscrit pas dans une dynamique de revendication ou d’excentricité. Au contraire, il répond à un besoin criant de déconnexion et de lâcher-prise.
La charge mentale, les deadlines à rallonge, le stress omniprésent… Tout nous pousse à être en mouvement perpétuel. Faire du "dilly dallying", c’est résister à cette cadence infernale, réapprendre à perdre du temps sans culpabiliser. Une manière de remettre le plaisir au centre, loin des tableaux Excel de la vie adulte. Comme le dit si bien un commentaire sous la vidéo de Smith : "Prends un café, flâne en ville, achète des faux ongles et rentre chez toi". Simple, efficace, et diablement apaisant.
Derrière cette tendance se cache aussi une nouvelle approche du bien-être : et si ralentir n’était pas un luxe, mais une nécessité ? Dans un monde où l’on parle sans cesse de slow living, le "dilly dallying" en est la version accessible et spontanée. Pas besoin de retraite en pleine nature ou de méditation à l’aube : il suffit d’apprendre à savourer l’inattendu, sans chercher à tout planifier.
@iamtottie dilly dallying #fyp#foryou#dilly#dillydally#hotgirlsummer#hotgirlwalk#hgw#skinnytok♬ This Is The Life Demo Hannah Montana - out of context hannah montana
Le mode d’emploi est déroutant de simplicité : il suffit de sortir sans plan, sans but, et de se laisser porter. Une balade en ville devient une aventure si l’on oublie son itinéraire et que l’on s’autorise à entrer dans une boutique simplement pour toucher les vêtements, sans rien acheter. Un après-midi en terrasse prend une saveur particulière lorsqu’on choisit un café au hasard et qu’on observe les passants sans chercher à répondre à des messages ou à réfléchir à la prochaine tâche à accomplir. Même s’asseoir sur un banc et ne rien faire devient un acte revendicatif dans un monde qui valorise l’efficacité en permanence.
On pourrait presque dire que le "dilly dallying" est l’antithèse du girlbossing. Ici, pas de to-do list, pas de mission à remplir, juste le plaisir de s’abandonner à l’instant. Se perdre volontairement, écouter un podcast en marchant sans regarder l’heure, admirer une vitrine sans intention d’achat, prendre un bus sans destination définie… Tout est permis, du moment que cela n’a aucun objectif précis.
Mais attention, dilly dallyer ne signifie pas nécessairement être seule. Si la tendance repose sur l’idée de divaguer sans contrainte, elle peut aussi se partager. Errer avec une amie, commenter les vitrines sans réelle intention d’acheter, partir en exploration dans un quartier inconnu juste pour voir où cela mène… Cette quête de la tranquilité peut aussi être une invitation à vivre le moment présent à plusieurs, sans nécessité de remplir le silence ni d’avoir un programme en béton.
En bref, c’est une manière de remettre du hasard dans nos vies trop cadrées, et de s’offrir le luxe ultime : du temps, juste pour soi.