LGNC, la griffe prometteuse préférée des it girls françaises que vous devez absolument connaître
Écrit par Prodige Mabanza le
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Vous ne connaissez peut-être pas encore LGNC, mais vos artistes préférées, elles, l’ont déjà adoptée. Shay, Aya Nakamura, Ebony, Ronisia… Toutes font confiance à cette marque discrète en apparence, mais redoutablement affirmée dans son style. LGNC ne crie pas, elle s’impose. Avec une image léchée et un point de vue stylistique aussi audacieux que raffiné, cette jeune griffe parisienne est en train de se faire une place là où ça compte : sur les icônes les plus influentes du moment. À noter dans un coin de votre tête — ou plutôt, à garder bien en vue.
C'est sur les bancs de l'école, en 2023, qu'Antoine et Krystophe se rencontrent pour un projet d'études. Tout de suite, leur vision de la mode matche et leurs influences respectives se mêle pour fonder LGNC. Les collections conjuguent coupes audacieusement retravaillées et jeux de matières pensés comme une armure contemporaine. La signature visuelle forte de la marque ? Une plaque métallique gravée du logo et des rivets, clin d’œil assumé à la notion de force et de résilience. Côté matières, la maison mise sur un mix de cuir recyclé, de jersey et de mesh, pour un vestiaire aussi engagé que stylé.
Chez LGNC, la durabilité n’est pas un simple argument marketing : c’est un pilier. En réaction au tempo effréné de l’industrie, la marque prône un ralentissement nécessaire, misant sur une mode plus consciente et raisonnée. Son ambition ? Briser le cycle du gaspillage en s’inscrivant dans une démarche vertueuse. Résultat : 90 % des matériaux proviennent de stocks dormants, réduisant les déchets tout en limitant l’impact environnemental. Chaque pièce est sourcée en Europe et confectionnée en France, gage d’un savoir-faire local et responsable.
S'ils devaient décrire la marque en 3 mots, Antoine et Krystophe choisiraient "Rétro-dystopique, protecteur et empowerment". Des mots que les muses de la marque incarnent parfaitement, puisque le duo a déjà habillé des it-girls affirmées : Aya Nakamura, Shay, Ronisia (rien que ça).
"Pour nous, à la base, le vêtement c'est une forme de protection", affirme Krystophe, cofondateur de LGNC. "Quand on s'habille c'est pour se protéger du regard des gens. Que ce soit par le biais des matières, de la couleur, des accessoires, tu te protèges mentalement, ça crée une force quoi." Une vision qui résonne pleinement dans l’esthétique rétro-futuriste de la marque, où les contrastes – entre passé et futur, artifice et instinct – dessinent un corps volontairement exposé, mais jamais sans défense.
"Les formes qu'on utilise, et aussi nos rivets, les petits clous métalliques qu'on met sur toutes les pièces, c'est justement pour créer une carapace". À travers ses silhouettes brutes et ses détails puissants, LGNC fait du vêtement un rempart symbolique, une armure émotionnelle pour affronter le réel dans ce qu’il a de plus frontal.
"Shay, c'est une artiste qui, par tout ce qu'elle revendique, son image, qu'on a toujours voulu habiller parce qu'on s'est dit qu'elle représentait exactement ce qu'on souhaitait représenter avec la marque" raconte le duo. "Ça s'est fait hyper naturellement parce qu'on avait la même vision." Une collaboration évidente, presque organique, qui scelle la rencontre de deux forces stylistiques — et confirme que LGNC sait choisir ses alliées avec justesse.
La dernière it-girl sur laquelle le duo créatif a jeté son dévolu n'est autre qu'Ebony, finaliste académicienne. Depuis sa sortie du château, l'interprète d'Unforgettable se bâtit un statut mode : elle est invitée aux défilés de la Fashion Week, aperçue vêtue en Balmain, Acne Studios ou encore Charles de Vilmorin.
"À la base, on ne suit pas du tout la Star Academy. On a juste vu des extraits sur TikTok. Et en la voyant, on s'est dit, cette meuf, il y a grave un truc à faire. Avec la prestance qu'elle a, ce qu'elle revendique, son image, sa personne et tout, il y a quelque chose à faire plus que juste s'habiller. Elle peut créer un truc avec ses vêtements."
Antoine et Krystophe n'ont pas l'habitude de faire du styling pour des artistes. Actuellement, ils ne se consacrent qu'au style d'Ebony. "Avec elle, on veut créer un style caméléon parce qu'elle peut s'adapter à beaucoup de choses. Elle aime s'amuser avec les vêtements et avec la mode." expliquent-ils. Avec Ebony, ils ne se contentent pas de l’habiller : ils construisent, look après look, une identité visuelle en mouvement, à l’image d’une artiste en pleine ascension — et d’une marque qui comprend déjà comment marquer son époque.
Chez LGNC, le vêtement devient une armure douce, conçue non pas pour fuir le monde, mais pour y entrer debout. À travers ses coupes brutes, ses textures tactiles et ses références croisées, la marque propose un vestiaire qui protège autant qu’il révèle. S’habiller, ici, n’est pas un geste anodin : c’est un acte d’affirmation. Une vision forte et singulière, à garder dans un coin de sa tête — ou plutôt, bien en vue sur son radar mode.