Défilé Schiaparelli Automne-Hiver 2025/2026 : Ce qu’il faut retenir
Écrit par Prodige Mabanza le
défilé schiaparelli
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Une corbeau sur le bras, une robe moulante dramatique, un Petit Palais rempli de célébrités : la Fashion Week Haute Couture a démarré fort. Ce lundi 7 juillet, c’est Schiaparelli qui a ouvert le bal, et comme souvent avec Daniel Roseberry aux commandes, le spectacle s’est joué autant sur le podium qu’au premier rang. Fidèle à son ADN surréaliste, la maison a proposé une collection Automne-Hiver 2025/2026 empreinte de nostalgie, d’audace et de références historiques. Cardi B a volé la vedette — littéralement — mais elle n’était pas la seule à fasciner. On vous résume ce qu’il fallait retenir du show en trois moments forts.
Chaque Fashion Week a son moment viral. Celui de cette saison, c’est incontestablement Cardi B, arrivée au défilé Schiaparelli avec… un corbeau vivant sur le bras. Robe noire ultra-moulante, franges perlées, encolure dramatique, gants noirs, et cet oiseau noir, aussi calme qu’inattendu.
Avant même de s’installer au premier rang, la rappeuse a pris la pose devant les portes dorées du Petit Palais, transformant ce qui aurait pu être un simple fashion statement en performance artistique. “Je n’ai pas peur des oiseaux. Ce sont mes amis”, a-t-elle lancé à la presse, mi-sérieuse, mi-diva. Un clin d'oeil à son deuxième album à paraître en septembre 2025, vivement attendu par les fans et les critiques.
Pour cette saison, Daniel Roseberry a décidé de délaisser les couleurs vives, les corsets et l’exubérance moderne. Place au noir, au blanc, à quelques touches de rouge, et à un dépouillement calculé. Le nom de la collection ? Retour vers le futur. Mais ne vous méprenez pas : ici, le futur passe d’abord par le passé.
Le créateur s’est inspiré d’un moment-clé de l’histoire d’Elsa Schiaparelli : son départ de Paris en juin 1940 pour fuir l’occupation nazie. Une époque de bouleversements, de tensions, mais aussi de réinvention mode. Roseberry en a tiré des robes cintrées, des tailleurs sculpturaux et une élégance contenue, presque dramatique. Il a joué avec les codes des années 40 — coupes droites, tailles marquées, longueurs raccourcies — pour créer une silhouette qui flotte entre nostalgie et modernité.
Schiaparelli ne serait pas Schiaparelli sans un soupçon de surréalisme. Ici, il se cache dans les détails : un “trou de serrure” en céramique incrusté dans un tailleur, des broderies métalliques sur des vestes à l’architecture précise, des robes coupées en biais à l’élégance presque cinématographique.
La fameuse veste Elsa — clin d'œil à la fondatrice — a fait son apparition, revisitée avec subtilité. Certaines pièces ont illuminé le vestiaire plus sombre de la collection, comme cette robe irisée portée par Maggie Maurer ou le dos nu incandescent de Mona Tougaard. En filigrane, une seule idée : rendre hommage sans figer, convoquer le passé sans en être prisonnier.
En ouvrant la Fashion Week Haute Couture, Schiaparelli a rappelé ce qu’est une vraie maison d’auteur : un lieu où la mode se pense, se raconte et se performe. Entre récit historique, clin d’œil surréaliste et moment people hautement viral, Daniel Roseberry a encore prouvé qu’il savait marier les contraires. Et si le futur de la couture passait, justement, par une maîtrise parfaite du passé ?