Nina Mallevaey : au sommet de l’équitation, mais jamais loin de ses chevaux
Écrit par Yasmine El Kouhen le
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À seulement 26 ans, Nina Mallevaey fait déjà partie des meilleures cavalières du monde. Pourtant, lorsqu'elle raconte son parcours, elle parle moins de médailles que de rencontres, de confiance et d'une passion transmise par son père.
« Mon papa était passionné par les chevaux depuis qu'il était petit », raconte-t-elle. C'est lui qui l'inscrit dans un poney-club du Nord étant petite. À l'époque, il ne s'agit pas encore de performance ou de haut niveau. Seulement d'une fascination pour l'animal.

Très vite, la jeune Nina ne veut plus quitter les écuries. Les mercredis et les samedis deviennent synonymes de poneys, puis de compétitions.
« J'ai accroché tout de suite à la compétition », se souvient-elle.
L'ascension est rapide. À 12 ans, elle intègre l'équipe de France dans la catégorie Children. Un an plus tard, elle décroche une médaille européenne. Une expérience fondatrice qui lui ouvre les portes du haut niveau.

Mais contrairement à l'image parfois véhiculée autour de l'équitation, Nina Mallevaey insiste sur une réalité moins visible : celle des sacrifices et des opportunités à saisir. « Mes parents m'ont toujours soutenue, mais j'ai aussi eu la chance de rencontrer des propriétaires qui m'ont fait confiance et qui m'ont confié leurs chevaux. »
Dans un sport souvent considéré comme élitiste, elle refuse de décourager les jeunes filles qui rêvent de suivre la même voie.
« Il faut persévérer, travailler plus que n'importe qui et saisir les opportunités quand elles se présentent. »
Aujourd'hui installée parmi l'élite mondiale, notamment vainqueure du prestigieux Rolex Grand Prix de Bruxelles en août 2025, la cavalière garde pourtant les pieds sur terre. Elle reconnaît avoir été impressionnée lors de ses débuts chez les seniors, lorsqu'elle s'est retrouvée aux côtés de cavaliers qu'elle admirait depuis l'enfance.

« J'étais un peu intimidée parce que ce sont des gens qui m'ont fait rêver pendant des années. » Une timidité qui contraste avec l'assurance qu'elle affiche en piste. Car si Nina Mallevaey semble gérer la pression avec une étonnante sérénité, elle l'explique avant tout par l'environnement qui l'entoure.
« J'ai la chance d'avoir des gens très positifs autour de moi. On me dit surtout de prendre du plaisir. »
Ce plaisir, elle le trouve d'abord auprès de ses chevaux. Lorsqu'elle parle de son métier, les résultats passent presque au second plan. Ce qui l'anime, explique-t-elle, c'est la relation construite au quotidien avec eux.
« Tous les chevaux sont différents. Ils ont leur caractère, leurs habitudes, ce qu'ils aiment et ce qu'ils n'aiment pas. »
Cette vision se retrouve également dans sa conception du bien-être animal. Alors que les débats autour de la place des animaux dans le sport sont de plus en plus présents, Nina Mallevaey affirme que le cheval doit toujours rester au centre des décisions.

« Le bien-être des chevaux passe avant tout. Que mes chevaux soient heureux, qu'ils continuent à aimer ce qu'ils font et que je reste passionnée par ce métier. »
Une ambition qui en dit peut-être plus sur Nina Mallevaey que tous les classements.