Les masculinistes sont de retour pour polluer la ligne d’écoute du 3919 dédiée aux violences faites aux femmes
Écrit par La Rédaction le
Écrit par La Rédaction le
À lire aussi

Le 3919, numéro national d’aide aux femmes victimes de violences, est confronté à une vague d’appels malveillants. Fin janvier, la porte-parole de la Fédération nationale Solidarité Femmes parlait de “tentatives de saturation du 3919”, “d’appels coordonnés” “de plus en plus virulents” ainsi que des “attaques envers les écoutantes”. Les écoutantes, professionnelles formées à la gestion des traumatismes, se retrouvent en première ligne face à des insultes et des menaces directes. En s'attaquant au 3919, les agresseurs ne visent pas seulement un numéro de téléphone ; ils tentent de briser le dernier rempart de sécurité pour des milliers de victimes de violences conjugales et sexistes.
Laurent Nuñez les a publiquement dénoncés à l’Assemblée nationale en parlant de “menace masculiniste décomplexée” visant les politiques de protection des femmes. Le ministre de l’Intérieur a ainsi dénoncé une “offensive idéologique”.
Le dernier rapport du Haut Conseil à l’égalité précisait que 39% des hommes pensent aujourd’hui que le féminisme menace leur place [...] Les attaques contre le 3919 relèvent d’une stratégie d’intimidation et de déstabilisation que le gouvernement condamne fermement.
Laurent Nuñez, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale
Face à la gravité de la situation, l'exécutif a décidé de changer de ton. Considérant que ces attaques sont « organisées » et « préméditées » via des forums et des messageries privées, le ministère de l’Intérieur envisage des mesures de surveillance et de répression drastiques.
Laurent Nuñez a ainsi annoncé que certains groupes et sites masculinistes pourraient désormais être traités avec les outils juridiques habituellement réservés à la lutte contre le terrorisme. Ce durcissement marque un tournant : l’État reconnaît enfin le caractère systémique et dangereux du masculinisme radical, non plus comme une simple opinion divergente, mais comme une menace pour l’ordre public et la sécurité des citoyennes.