Oui, les hommes pleurent aussi et il faut arrêter de faire les choqués
Écrit par Léna Jacob le
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“Les larmes” par ci, “les larmes” par là... Après la victoire amenant les Spurs en finale NBA la semaine dernière, notre star de basket française Victor Wembanyama a pleuré. En même temps, qui ne serait pas ému d’être si proche de son plus grand rêve ? Il le dit lui-même : “Être champion NBA est un rêve d’enfant. On a une chance de gagner, c’est la chance d’une vie.”

Mais sur les réseaux, ces larmes sont pointées du doigts. Les uns les trouvent honorables, les autres les voient comme un marqueurde faiblesse, jugeant le joueur “trop émotif”. Quoiqu’il en soit, elles font parler. Mais, on peut vous le dire : ce ne sont pas ces critiquesqui arrêteront Wemby !
Je refuse de porter le poids de devoir cacher mes émotions.
Victor Wembanyama - lors d’une conférence de presse, en avril
Le joueur de 22 ans est loin d’être une exception. Lors de son sacre au Ballon d’or 2025, Ousmane Dembélé avait lui aussi fondu en larmes en évoquant le rôle qu’a sa mère dans sa carrière. Une émotion d'une rare intensité pour une telle cérémonie dont on se souviendra pour sûr !
La charge émotionnelle peut aussi être partagée entre sportifs, à l'image des pleurs de Roger Federer et Rafael Nadal lors des adieux du Suisse. En s'affichant ainsi, ces figures masculines banalisent la sensibilité et ça fait
du bien à voir !
Tout cela fait aussi écho au “tabou” de la santé mentale chez les hommes. Le footballeur Ibrahima Konaté a ainsi révélé sur France Inter avoir souffert d’une dépression, confiant n'avoir “plus goût à rien”. Un combat également porté par Raphaël Varane, rappelant la fragilité psychologique qui peut toucher ces athlètes.