Donal Trump annule l’obligation d’avortement d’urgence
Écrit par Juliette Gour le
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Une fois de plus, le gouvernement Trump a décidé de restreindre encore un peu plus l'accès à l'avortement. La dernière décision en date ? L'abrogation des IVG d'urgence médicale, condamnant ainsi les femmes enceintes à une mort certaine. Cette décision, à quelques jour du triste anniversaire de l'annulation de Roe v. Wade (l'arrêt qui garantissait l'accès à l'avortement aux USA) n'est qu'une preuve supplémentaire de l'absence de considération pour la santé des femmes au pays de l'Oncle Sam.
Depuis 2022, les conséquences de l'interdiction d'avorter dans certains états sont de plus en plus préoccupantes. Au Texas par exemple, on assiste à une épidémie d'abandons de nouveaux nés indésirés. On s'en doute, les mères sont les premières victimes de ces lois restrictives au possible. Au mois de mai, on a appris qu'une femme enceinte de 9 semaines – en état de mort cérébrale – était maintenue en vie depuis 3 mois à cause d'une loi anti-avortement. Pourquoi ? Parce que tuer la mère, reviendrait à tuer le bébé et c'est illégal en Géorgie. Quoi qu'en pense la famille, la loi prévaut sur les demandes des proches et la jeune femme sera maintenue en "vie" jusqu'à la fin de sa grossesse.
Cette prise de décision du gouvernement américain pourrait multiplier les cas similaires à ce qui se passe en Géorgie. On s'en doute, les associations (religieuses) anti-avortement sont ravies de cette décision, même si le maintien en vie des fœtus se fait au détriment de la vie des femmes.
On peut imaginer que le gouvernement Trump ne va pas s'arrêter là... Le président américain a d'ailleurs déjà révoqué deux décrets qui garantissaient l'accès à la pilule abortive.
Heureusement, certains États - dont celui de New York - garantissent encore la protection des pilules et protègent même les médecins qui acceptent de prescrire et d'envoyer ces pilules dans les États où c'est interdit.
Dernier espoir pour les femmes : une loi de 1986, qui consacre le droit à recevoir des services d'urgence (surtout lorsque la vie du patient est en danger). Mais cette maigre consolation n'est pas rassurante pour autant. La question maintenant est de savoir jusqu'où Trump est prêt à aller pour satisfaire l'électorat ultra-conservateur du pays.
Une fois de plus, la politique américaine nous faire ressentir un amer goût de "déjà-vu", particulièrement quelques jours après l'ultime épisode de La Servante Écarlate. Il faut maintenant espérer que la dystopie ne se transformera (totalement) pas en réalité.