When Life Gives You Tangerines : le zeste de trop pour notre petit cœur
Écrit par Juliette Gour le
Écrit par Juliette Gour le
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Il y a parfois des séries qui, comme ça, l'air de rien, vous touchent en plein cœur. C'est le cas de When life gives you tangerines (La vie portera ses fruits en français), un drama coréen produit par Netflix. Cela faisait longtemps que l'usine toudoum ne nous avait pas servi un K-Drama de ce niveau. Certes, il y a eu la saison 2 de Squid Game en décembre 2024, mais ce n'est en aucun point comparable à WLGYT. Est-ce qu'on irait presque jusqu'à dire que c'est l'un des meilleurs produits par Netflix ? Peut-être bien. Bien que l'on se soit délecté de My Demon ou de Neverthless, aucun n'est du niveau de WLGYT. Qu'est-ce qui fait la différence ? Tout (ou presque) : la photo, le casting, la réalisation... Autant d'élément qui nous font penser que ce drama est du niveau de Gobelin (rien que ça). On n'est d'ailleurs pas les seules à être sous le charme. Selon le Korea Times, les Coréens aussi ont succombé au charme de cette série, la qualifiant même de "masterpiece".
Mais qu'est-ce qui rend ce drama si unique ? Ne bougez pas, on vous explique.

Ce drama raconte l'histoire d'Ae-sun, une jeune orpheline née sur l'île de Jeju dans les années 60. Pour le contexte, c'est moins de 10 ans après la guerre des deux Corées, le pays est ravagé par la misère et le peuple essaye de s'en sortir comme il peut. C'est dans ce quotidien qu'évolue la jeune Ae-sun, généreusement adoptée par une Haenyeo (les plongeuses en apnée de Jeju). Au fil des épisodes, on l'a voit évoluer dans cette société qui ne laisse pas réellement de place aux femmes. On comprend toute la nécessité du sacrifice pour exister lorsque l'on ne vaut rien et on est soulagé de la présence de Gwan-sik, son ami dévoué, qui l'aide à traverser toutes les difficultés.
Rapidement, on s'attache aux personnages principaux et ce, malgré les épreuves. Non content de nous montrer une histoire d'amour (on s'en doutait), le drama endosse également la dure mission de faire comprendre au monde entier ce à quoi ressemblait la Corée du Sud avant de devenir l'un des pays les plus modernes de l'Asie de l'est. Dans un même registre, la série fait parfois penser à Pachinko, qui nous faisait aussi voyager dans la Corée post-coloniale. Deux séries, pour deux époques mais avec un même message : la Corée du sud revient de (très) loin.

L'autre grand atout de cette série, c'est évidemment son casting, divinement tenu par IU et Park Bo-gum. Ensemble, ils forment un duo délicieux à l'écran et on n'oubli qu'IU n'est pas initialement actrice. Le couple fonctionne et on fond devant la complicité des deux acteurs.
Pour le du reste du casting, on retrouve d'autres grands noms du petit écran coréen, comme Yeom Hye-ran (Demon catcher), Baek Ji-won (Extraordinary Attorney Woo) , Kim Seon-ho (Hometown Cha-cha-cha)... Une distribution 5 étoiles pour un drama qui l'est tout autant.

Il y a aussi tout le reste du drama qui nous convaincu : les costumes, les décors, la musique, la mise en scène, la photo... S'il y a évidemment quelques clichés (indissociables du genre), la proposition finalement n'en reste pas moins d'un excellent niveau.
Une fois n'est pas coutume, Netflix prouve que les 2,5 milliards investis dans la création coréenne n'étaient pas vains et que la collaboration entre le géant américain et le pays du matin calme peut faire des étincelles.
Le problème maintenant, c'est que ça va être compliqué de faire mieux.