Série Orgueil et Préjugés Netflix : ce que vous devez vraiment attendre de cette nouvelle adaptation
Écrit par Camille Croizé le
Série Orgueil et Préjugés Netflix : ce que vous devez vraiment attendre de cette nouvelle adaptation
Écrit par Camille Croizé le
Série Orgueil et Préjugés Netflix : ce que vous devez vraiment attendre de cette nouvelle adaptation
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On croyait tout connaître de Lizzie Bennet. Son franc-parler, son aversion pour les bals, ses duels verbaux avec M. Darcy et cette capacité presque surnaturelle à refuser des mecs blindés qui tombent à ses pieds. Mais Netflix a décidé qu’il était temps de dépoussiérer le classique de Jane Austen et de le servir à une nouvelle génération sur un plateau de porcelaine bien moderne. La mini-série Orgueil et Préjugés sur Netflix, actuellement en tournage, s’annonce comme un événement télévisuel aussi excitant que clivant.
Si vous pensiez qu’il s’agirait d’un simple copier-coller de la version BBC One de 1995, du film culte avec Jennifer Ehle et Colin Firth , ou de la version datant de 2005 avec Keira Knightley et Matthiew Macfadyen, détrompez-vous. Cette adaptation signée Dolly Alderton (la plume acide derrière Everything I Know About Love) et réalisée par Euros Lyn risque de faire grincer les dents autant que palpiter les cœurs. Et oui, Olivia Colman (la star de The Crown qui interprète Queen Elizabeth II) sera de la partie. Il est donc temps de ranger vos réticences à côté de vos préjugés.
Netflix ne fait pas les choses à moitié, surtout quand il s’agit de réinterpréter l’un des romans les plus vénérés de la littérature britannique (merci Jane Austen). Pour cette série Orgueil et Préjugés, la plateforme a dégainé du lourd. Dans le rôle de Lizzie Bennet, c’est Emma Corrin — oui, la Diana de The Crown — qui donnera la réplique à Jack Lowden, notre nouveau M. Darcy, mystérieux à souhait. À leurs côtés, Olivia Colman en Mrs. Bennet hystérique (on meurt d’envie), Rufus Sewell en patriarche fatigué, et Freya Mavor (Skins) en Jane version glow-up. En gros, un casting générationnel, entre visages cultes et révélations de séries indé, qui donne déjà le ton : on ne sera pas dans une lecture figée ou nostalgique, mais bien dans une version revue, vibrante, où chaque personnage semble avoir pris quelques séances de thérapie féministe depuis 1813.
Rassurez-vous, les fans de la première heure : les jupons tourbillonnants, les regards à peine réprimés et les mariages arrangés seront toujours de la partie. La série Orgueil et Préjugés sur Netflix s’annonce comme une adaptation fidèle, mais pas figée dans la naphtaline. Traduction : on garde le squelette austénien, mais on injecte un peu de sang neuf dans les veines de Meryton.
Derrière la caméra, on retrouve Euros Lyn, à qui l’on doit déjà Sherlock, Doctor Who ou encore Heartstopper (rien que ça). Autant dire que le monsieur sait mêler émotion, esthétique léchée et dialogues qui claquent. Quant aux répliques ? On peut faire confiance à Dolly Alderton pour leur offrir un petit lifting générationnel bien senti. Si Mr. Darcy se met à ghoster Lizzie au lieu de l’ignorer dans les bals, ce serait presque logique.
Si Netflix remet la série Orgueil et Préjugés au goût du jour, ce n’est pas juste pour le plaisir d’habiller de jeunes acteurs en redingote. C’est aussi (surtout ?) parce qu’en 2025, la romance façon Jane Austen reste un fantasme collectif non résolu : celui d’une femme qui dit non, d’un homme qui apprend à aimer sans dominer, et d’une société qui voudrait enfermer les femmes dans des cases maritales bien serrées.
Revoir cette histoire aujourd’hui, c’est aussi l’occasion d’y lire de nouvelles tensions : celles du féminisme post-MeToo, des rapports de classe, de l’indépendance financière. Si Lizzie Bennet débarquait en 2025, elle tiendrait probablement un podcast sur les relations toxiques et Mr. Darcy serait un mec qui ne like jamais vos stories. Pourtant, on rêve encore qu’il se pointe sous la pluie pour vous déclarer sa flamme avec une raideur tout à fait séduisante.
On le sait : la série sera composée de six épisodes et devrait arriver fin 2025, voire début 2026. Le tournage a déjà commencé, et la première image révélée par Netflix montre les sœurs Bennet alignées comme un girlbandRégency, robes pastel et minauderies comprises. Le mood est clair : ce sera élégant, mais pas “muséifié”.
Alors, que faut-il surveiller de près ? Les premiers extraits de dialogues, la direction artistique qui pourrait bien chasser sur les terres de Bridgerton, et bien sûr, le traitement de la relation centrale Lizzie/Darcy. L’alchimie est-elle au rendez-vous ? Est-ce qu’on va re-tomber amoureuses ? Est-ce qu’on va détester aimer ce duo ? Il y a de fortes chances que oui. Et c’est exactement pour ça qu’on a hâte.