Pourquoi La Résidence est la série qu’on adore regarder… en scrollant sur son téléphone
Écrit par Juliette Gour le
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Petite, vous étiez du genre à adorer jouer au Cluedo ? Ça a sûrement laissé une trace indélébile dans votre cerveau. C'est d'ailleurs pour cette raison que vous faites partie de ces gens qui adorent les murder parties et les séries policières. Vous aimez le suspense, les mystères à résoudre et les cold cases comme personne. S'il y a pléthores de séries d'enquête sur les plateformes, Netflix vient de signer une toute nouvelle création, sobrement appelée La Résidence, réalisée par Paul William Davies (For the People, Scandal) et Shonda Rhimes (Grey's Anatomy, La Reine Charlotte). Deux grands noms du petit écran donc, pour une série plus que prometteuse.
Au programme : 132 chambres, un corps, une inspectrice un poil excentrique et 157 suspects. La série vous entraîne en cœur de la Maison Blanche pour résoudre un mystère délicieux. Promis, vous allez adorer.
The Residence a tout le potentiel nécessaire pour devenir le prochain carton de Netflix. Pourquoi ? Parce que la série est un mélange de plein de choses. Au fur et à mesure des épisodes, on entrevoit quelques mécaniques bien connues, qui sont généralement le lot des bonnes séries : l'intrigue se tient bien, le casting est bon et la réalisation est maîtrisée. Spoiler, on y aperçoit même (queen) Kylie Minogue et ce n'est pas pour nous déplaire. On se prend rapidement au jeu et on crève d'envie de savoir qui a bien pu tuer ce pauvre chef du personnel. C'est une série à la fois légère et prenante, tout en étant assez facile à suivre, ce qui est idéal si vous êtes du genre à scroller devant la télé le soir (la team TDAH, on vous voit).
Sous couvert de blagues parfois téléphonées et d'une mise en scène plutôt colorée, la série n'oublie pas non plus d'être engagée. Au fil des épisodes, on se rend compte qu'il n'est pas toujours question que du meurtre du chef du personnel, on y entrevoit également une certaine critique de la société américaine. Sans surprise, la série évoque également les questions de racisme (inhérentes au pays de l'Oncle Sam). Le personnel de la Maison Blanche – composé en majorité de personnes racisées – s'oppose aux dirigeants et aux chefs d'États (blancs pour la plupart). Certains crieront sûrement au cliché, mais la série reste une illustration plutôt fidèle de la situation américaine. En 2023, selon le Bureau of Labor Statistics, 36% des métiers de services sont occupés par des travailleurs afro américains et latinos (contre 12% par les hommes blancs). Ce n'est pas un hasard si la série a décidé de mettre en lumière ces communautés, encore trop souvent dans l'ombre.
La saison 1 est à peine sortie, qu'on espère déjà une seconde saison. Les épisodes se regardent les uns après les autres, sans peine aucune, si bien qu'on a l'impression de regarder un film de 8 heures, tellement palpitant qu'on jurerait qu'il est moins long qu'Oppenheimer. S'il manque parfois un peu de folie dans les scènes, on se laisse porter par le mystère et on se prend d'affection pour Cornelia Cupp, qui enquête d'une main de maître sur cette affaire présidentielle. Si ce n'est pas la série policière de l'année, The Residence a au moins l'avantage de nous procurer une bonne dose de divertissement facile et c'est finalement tout ce qu'on attend d'une série. On espère cependant qu'il y aura une saison 2, pour voir si la réalisation peut être un poil plus poussée sur certains aspects, trop timides dans cette première saison.
En tout cas, si vous ne saviez pas quoi binger ce week-end, vous avez de quoi faire.