Desperate Housewives fait peau neuve : Wisteria Lane n’a pas dit son dernier ragot
Écrit par Erine Viallard le
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Certaines musiques suffisent à réveiller une époque entière : le générique de Desperate Housewives en fait partie : un petit air entêtant, une pomme bien rouge, et hop, on est de retour en 2004, quand les jeans étaient taille basse et les héroïnes de séries parfaitement imparfaites.
Susan, Lynette, Bree, Gabrielle : ces femmes au foyer tiraillées entre secrets de voisinage, trahisons conjugales et muffins carbonisés ont redéfini les codes du feuilleton. C’était drôle, piquant, souvent tragique, et toujours irrésistible.
Une dizaine d'années après le dernier épisode et des millions de casseroles cassées sur fond de trahisons conjugales, Desperate Housewives renaît sous un nouveau nom : Wisteria Lane. Une mise à jour qui promet d’être aussi piquante que les punchlines de Gabrielle Solis.
Comme l’a révélé Deadline ce mardi 29 avril, ce reboot sera piloté par Kerry Washington (oui, cette Kerry Washington) via sa société Simpson Street, en collaboration avec 20th Television. Et aux manettes du scénario ? Natalie Chaidez, que vous avez peut-être croisée derrière The Flight Attendant - une autre série où les femmes jonglent entre glamour, stress et meurtre potentiel. Prometteur, non ?
L’intrigue, elle, garde les fondamentaux : une rue proprette en apparence, des voisines aussi complices qu’en compétition, et des secrets assez juteux pour alimenter dix saisons de théories Reddit. Mais cette fois, la série promet d’être encore plus ancrée dans son temps, avec un petit twist 2025 : "En apparence, tous les voisins de Wisteria vivent un rêve : de belles maisons, des familles magnifiques, des SUV rutilants dans l’allée. Mais derrière ces palissades blanches et ces posts Instagram souriants se cachent des SECRETS", expose le nouveau synopsis.
Fini le suicide mystérieux de Mary Alice Young comme point de départ - pour le moment. Place à un casting flambant neuf de cinq femmes aux profils contrastés. Le cliché de la banlieue américaine en prend un coup, et franchement, il était temps. Derrière les façades pastel et les pelouses taillées au millimètre, Wisteria Lane version 2.0 continue d’explorer ce qu’on fait de mieux quand on est une desperate housewife : tout saboter avec élégance.
Avant que vous ne sortiez vos fourches et vos DVD collectors, on préfère vous prévenir : aucun personnage original n’est prévu au casting pour le moment. Pas de Bree perfectionniste, pas de Gabrielle hystériquement fabuleuse, pas de Lynette en burnout parental. Nada.
Et pourtant, tout n’est pas perdu. Marc Cherry, n’est pas officiellement de la partie, mais il a été "informé du projet" - façon polie de dire qu’il regarde ça du coin de l’œil. D’après certaines sources, il pourrait même finir par être impliqué. Traduction : s’il sent que ça cartonne, il pointera le bout de son nez.
Côté nostalgie, on peut compter sur les fans pour maintenir la pression. Depuis les célébrations du 20e anniversaire de la série en octobre dernier, la nostalgie bat son plein. Et Eva Longoria, aka la divine Gabrielle Solis, ne manque pas une occasion de dire qu’elle signerait illico pour un reboot. Dans une interview au magazine Stellar, elle confiait même être "super fière" de l’impact féministe de la série. On la comprend. Avant Big Little Lies et The Morning Show, Desperate Housewives posait déjà la question : et si on arrêtait de sous-estimer les femmes qui tiennent une maison (et un mari infidèle) à bout de bras ?
Reste à savoir si cette nouvelle génération pourra rivaliser avec le charme un brin désuet des icônes de Wisteria Lane.
@marieclairemagazine You heard it here first! @Eva Longoria is down for the “reboot, reunion, redo” of #desperatehousewives 😭🤭 #evalongoria#marieclairemagazine♬ original sound - Marie Claire Magazine
En bref, Wisteria Lane s’annonce donc comme un feuilleton "drôle, sexy et sombrement humoristique". En d'autres termes, comme l’original - mais avec des influenceuses en crise existentielle au lieu de mères au foyer en pleine guerre froide conjugale. Le ton reste noir, le glamour est intact, mais les codes ont changé. Aujourd’hui, on poste ses secrets sur BeReal, et on fait sauter des carrières d’un seul post bien ciselé.
Alors, est-ce que ce reboot va nous rendre aussi accros que la série d’origine ? Difficile à dire. Mais une chose est sûre : dans un monde où les femmes sont toujours poussées à se taire, à se conformer, à sourire pour la photo de famille, il est toujours aussi jouissif de les voir tout envoyer valser.
À suivre, donc. Et en attendant, on révise nos classiques : Susan qui tombe dans la boue, Bree qui dresse une table pour huit en pleine crise conjugale, Gabrielle qui drague le jardinier, Lynette qui gère six enfants avec deux bras et Edie qui vole la scène à chaque apparition. Une époque bénie.