Est ce que 2026 is the new 2016 ?
Écrit par La Rédaction le
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Si tu passes plus de cinq minutes sur TikTok ou Instagram en ce moment, impossible de passer à côté de cette petite phrase qui revient partout : 2026 is the new 2016. Au départ, ça ressemblait juste à une blague nostalgique. Puis très vite, c’est devenu un vrai mood, une vraie tendance. Presque une esthétique à part entière.
Tout a commencé avec des vidéos TikTok qui remettaient en boucle des sons ultra marquants de 2016. Lean On de Major Lazer ou encore Closer des Chainsmokers Des musiques qu’on n’avait pas forcément réécoutées depuis des années, mais qui réveillent instantanément des souvenirs très précis. Le collège, le lycée, les premiers selfies, les premières soirées, les débuts d’Instagram quand poster n’était pas encore une stratégie.
Puis la trend a évolué. Sur Instagram, on ne s’est plus contenté de ressortir les musiques. Les gens ont commencé à poster leurs vraies photos de 2016.
Et là, c’est un festival... Filtres Snapchat chien ou couronne de fleurs, selfies avec la main devant le visage, lumière jaune, et filtres ultra-saturés. Ambiance Tumblr à fond, captions vaguement deep, hashtags à rallonge. Exactement comme à l’époque.
Ce qui frappe, c’est à quel point tout le monde reconnaît instantanément ces codes. Même si aujourd’hui, on trouve tous ces photos “cringe”, il faut admettre qu’il y avait quelque chose de plus spontané, de plus léger.
À l’époque, on ne pensait pas en termes d’algorithme, de reach ou de performance. On postait parce qu’on en avait envie.
La tendance 2026 is the new 2016 ne s’arrête clairement pas aux photos souvenirs. Elle déborde sur les looks, le maquillage et même notre rapport au style.
Après des années dominées par la clean girl aesthetic, le no-makeup makeup et les silhouettes ultra minimalistes, on sent un vrai ras-le-bol. Et quoi de mieux que 2016 pour faire l’exact inverse.
On voit revenir des maquillages qu’on pensait définitivement rangés au fond de nos tiroirs. Full face même pour aller faire les courses, cut crease bien marqué, highlighter aveuglant, lèvres mates bien dessinées. Le genre de make-up qu’on portait sans ironie il y a dix ans et qui revient aujourd’hui avec un mélange d’autodérision et d’assume totale.
Côté mode, même constat. Certaines pièces très typées 2016 refont surface. La basket à talon, longtemps moquée, commence à réapparaître dans des looks second degré. Les jeans skinny reviennent, souvent remixés avec des codes plus actuels. Ce n’est pas un copier-coller exact de 2016, mais une réinterprétation assumée.
Les marques l’ont bien compris. Plusieurs d’entre elles jouent ouvertement la carte du revival, notamment dans la beauté. L’esthétique “King Kylie”, emblématique de Kylie Jenner à l’époque de ses premiers Kylie Lip Kits, redevient une référence.
Selon plusieurs analyses culturelles, cette fascination pour 2016 s’inscrit dans un cycle classique de la mode et des tendances, où l’on revisite une époque environ dix ans plus tard, une fois la nostalgie installée et le regard plus indulgent.
Et en 2026, ne serait-ce pas un manière de se rassurer dans un contexte social et numérique devenu beaucoup plus anxiogène ?
Si la tendance 2026 is the new 2016 fonctionne aussi bien, ce n’est pas seulement parce que les filtres Snapchat étaient sympas ou que les Baby Lips sentaient bon. C’est surtout parce que 2016 représente, pour beaucoup, une période perçue comme plus simple. Les réseaux sociaux étaient moins normés, moins “marketés”.
Aujourd’hui, chaque post est analysé, comparé, optimisé. Revenir à 2016, même symboliquement, c’est une façon de reprendre le contrôle, de se moquer un peu de soi-même et de rappeler que les réseaux étaient avant tout un espace d’expression personnelle.
2026 is the new 2016 n’est donc pas qu’une trend amusante. C’est un clin d’œil collectif à une époque où poster une photo floue avec un filtre douteux suffisait à nous rendre heureuses.
Et franchement, on comprend pourquoi ça nous fait autant de bien.