Sans surprise, le régime végétarien est meilleur pour la santé (dans les dents les mascus)
Écrit par Erine Viallard le
Écrit par Erine Viallard le
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Depuis des années, on nous vend le régime végétarien comme la solution à tous nos problèmes : meilleur pour la santé, bon pour la planète, éthique... Mais l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a décidé de vérifier si tout cela était aussi parfait qu’on le dit. Car en France, il s'agit de 2 % à 3 % de la population -
une proportion plus élevée chez les jeunes et qui se popularise de plus en plus.
Verdict ? Oui, ce régime a des avantages indéniables, mais attention aux carences qui pourraient écrouler votre belle tour de tofu.
L’étude de l’Anses, publiée le jeudi 13 mars, dresse un bilan des bienfaits du régime végétarien. Breaking news : il réduit les risques de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaireset de certains cancers (prostate, estomac, sang). Mieux encore, les adeptes de ce mode de vie auraient également moins de problèmes gastro-intestinaux et de cataractes. Et chez les femmes, il semblerait que cela puisse même améliorer la fertilité - un moyen de contre-balancer les effets secondaires de la pilule donc...
Écologique, bon pour la santé, avec en prime une possible réduction des douleurs digestives ? On aurait presque envie de balancer notre steak par la fenêtre. Mais avant de vous précipiter sur les dérives végétales, prenez connaissance du bilan en entier.
Malheureusement, tout n’est pas aussi rose. L’Anses alerte sur les carences potentielles liées à une alimentation végétarienne (et encore plus végétalienne). Fer, iode, oméga-3, vitamines B12 et D… Ces nutriments, majoritairement présents dans les produits animaux, risquent de manquer à l’appel. Et les conséquences ne sont pas anodines : fatigue, troubles cognitifs et surtout un risque accéléré de fractures osseuses.
Pour éviter de se retrouver avec une santé aussi friable qu'un biscuit sans gluten, l’Anses propose des repères alimentaires spécifiques aux végétariens et aux végétaliens. Quelques chiffres ? Il faudrait consommer 700 g de fruits et légumes par jour, 120 g de féculents complets (ou 250 g pour les végétaliens), 65 g d’oléagineux et une bonne dose de levure de bière (histoire de combler la B12 qui vous fuit).
Bref, le régime végétarien peut être une excellente option pour la santé, à condition de ne pas se contenter d'un bol de quinoa.
Oui, arrêter la viande et le poisson ça a du bon pour la santé, mais l'organisme va ressentir quelques manques. Alors pour les végétariens en herbe - sans mauvais jeux de mot- voici une liste pour vous aider à couvrir tous vos besoins nutritionnels.
Tout d'abord les bon vieux compléments alimentaires ne sont pas à négliger. L'indispensable est la vitamine B12, car elle est absente dans les aliments d'origine végétale. Et pour couronner le tout, un supplément de vitamine D et d'oméga-3 (DHA) peut aussi être bénéfique.
Deuxièmement, il faut optimiser l'absorption du fer végétal car il est moins bien absorbé par l'organisme que celui d'origine animale. Pour compenser, il est recommandé d'associer des aliments riches en fer (épinards, lentilles, tofu) à des sources de vitamine C (agrumes, poivrons, kiwis) - qui facilitent son assimilation.
Enfin le classique, vous le savez dans tous les régimes on parle de diversification. Et là aussi, il faut savoir diversifier les sources de protéines. Par exemple, associer les céréales et les légumineuses (riz et lentilles, maïs et haricots rouges, blé et pois chiches), cela permet d'obtenir un apport optimal en acides aminés essentiels.
Vous saviez que l’alimentation n’est pas qu’une question de goût ou de santé, mais aussi de virilité ?En France, les hommes sont encore plus attachés à leur steak que leurs homologues féminines. Pourquoi ? Parce que, dans l’imaginaire collectif, la viande rouge = puissance. C'est pourquoi certains hommes refusent encore de lâcher leur steak.
Historiquement, la viande a toujours été associée à la force et au pouvoir. Les rois festoyaient avec du gibier, les guerriers se nourrissaient de viande pour être plus robustes, et même aujourd’hui Charal le dit avec son slogan - rugit par un homme (un vrai, un dur) : "Mhhhh Charal".
Le rejet du végétarisme par certains hommes ne relève pas seulement d’un goût prononcé pour la viande, mais aussi d’un enjeu d’image. Dans un monde où la masculinité traditionnelle est de plus en plus remise en question, certains ressentent le besoin d’affirmer leur virilité par des marqueurs forts, et l’alimentation en fait partie.
C’est ce qui explique pourquoi, dans certains cercles, commander un burger XXL est vu comme un acte "badass", tandis qu’opter pour un plat végé pourrait être perçu comme un aveu de faiblesse. Pire encore, des figures de la mascus - ces communautés en ligne prônant une masculinité exacerbée - vont jusqu’à affirmer que l’alimentation végétale affaiblirait les hommes, voire réduirait leur taux de testostérone - alors que rien ne le prouve scientifiquement.
En revanche, ce qui est attesté c'est que la balance bénéfices/risques, penche plus en faveur de ce régime végétarien.