Les raisons de l'infidélité sont mystérieuses... Il y a ce moment précis, glaçant, où tout bascule. Un message qui traîne, une absence trop longue, un comportement qui pue le mensonge. Et soudain, la trahison. On pensait que c’était du solide, on découvre que l’amour a des failles. L’infidélité, qu’on en soit victime ou coupable, laisse toujours des traces. Elle explose les repères, flingue la confiance, et fait naître une obsession : Pourquoi ? Pourquoi elle ? Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi comme ça ? Et si chaque histoire est unique, les psychologues, eux, identifient certaines raisons de l'infidélité comme récurrentes. Donnant naissance à des blessures pas toujours visibles mais bien ancrées. Car non, on ne trompe pas toujours parce qu’on n’aime plus son partenaire. Et non, ce n’est pas de la faute du partenaire trompé que cela est arrivé.
Les cinq raisons de l’infidélité les plus courantes, selon des thérapeutes conjugaux
Il peut exister une infinité de raisons de l'infidélité de son partenaire. Pour le magazine américain Self, des thérapeutes conjugaux ont identifié qu’il y avait cinq facteurs d’infidélité particulièrement courants.Spoiler : certains font mal, d’autres font réfléchir — mais tous donnent matière à comprendre, et peut-être à se reconstruire.
Se sentir vivante quand tout semble mort à l’intérieur, une raison qui pousse à l’infidélité ?
Ce n’est pas une excuse, c’est un fait : certaines personnes vont voir ailleurs parce qu’elles ne se reconnaissent plus. Quand le quotidien ronge tout, quand la routine écrase le désir, il suffit d’un regard appuyé ou d’un compliment bien placé pour rallumer la mèche. Ce n’est pas tant l’amant qu’on cherche, c’est l’effet qu’il provoque. Le frisson, la sensation d’exister. De plaire.
Les thérapeutes évoquent comme une des raisons de l'infidélité une quête de validation qui remonte parfois à l’enfance. Quand on n’a pas reçu assez d’amour, on devient accro à ce qu’on appelle la "confirmation narcissique". L’infidélité devient alors une tentative désespérée de recoller les morceaux d’un ego en miettes. Ça fait illusion, un moment. Puis on retombe, et on se sent encore un peu plus vide qu’avant.
Être infidèle parce qu’on crève de frustration sexuelle et qu’on n’en parle pas (assez)
Il y a celles qui aiment encore, mais dont le corps, lui, est en manque. Cette explication est une des raisons de l'infidélité des plus banales. Et pourtant, parce que les nuits sont devenues silencieuses. Parce qu’on dort côte à côte comme des colocataires. Parce que l’envie s’est barrée sans laisser d’adresse. Et dans un couple, quand le désir s’évapore, on a beau s’aimer très fort, le manque finit par hurler. Certaines femmes n’osent pas dire que ça ne va plus sous la couette. Par pudeur, mais surtout peur de blesser, ou parce qu’on leur a appris que la sexualité, ce n’était pas une priorité. Résultat ? Elles cherchent ailleurs ce qu’elles n’osent plus demander ici. “Cela peut expliquer pourquoi certains infidèles s'accrochent à la sécurité émotionnelle d'une relation stable tout en poursuivant une passion torride ailleurs.” explique le magazine américain. Elles ne cherchent pas forcément une histoire, c’est purement physique. Une sorte de réveil des sens. Et parfois, oui, une façon de ne plus se sentir invisible.
La solitude une raison qui peut conduire à la tromperie
L’infidélité émotionnelle, c’est cette zone grise entre l’amitié et l’attirance est également dans la liste des raisons de l'infidélité. Pas encore le passage à l’acte, mais déjà le cœur qui dérive. Quand la tendresse s’éteint dans le couple, quand on ne se regarde plus vraiment, certaines vont chercher une écoute, une épaule, une attention. Si ce lien devient un refuge, il peut vite se transformer en liaison.
Il ne s’agit pas forcément de passion dévorante. Parfois, c’est juste une main tendue au bon moment. Une personne qui voit ce que l’autre ne regarde plus. Et dans cette solitude à deux, l’herbe paraît souvent plus verte ailleurs. Selon Theresa Herring , thérapeute de couple chez Centered Connections à Chicago, "Nous vivons dans une société tellement axée sur la gratification immédiate qu'une liaison peut apparaître comme une solution miracle aux problèmes de la vie ou du couple."
Pour saboter ce qui fait peur
Certaines histoires d’amour font peur. Pas parce qu’elles sont toxiques, mais parce qu’elles sont trop vraies. Trop stables. Trop profondes. Pour des femmes qui ont grandi avec l’idée que l’amour rime avec douleur, cette sécurité peut sembler étrangère. Voire dangereuse. Alors on sabote. On teste. On pousse l’autre à bout. Inconsciemment, on cherche à briser ce qui nous effraie. Tromper, ici, devient un mécanisme de fuite. Un moyen d’éviter l’intimité réelle, celle qui implique de se montrer vulnérable. Et ça, pour certaines, c’est insupportable. Comme si l’on préférait la souffrance connue à l’amour sain qui fait peur.
L’infidélité, le recours de celles (et ceux) qui n’ont pas la force de faire face à une rupture
Puis il y a les lâchetés. Les vraies. Celles qu’on ne justifie pas par des blessures ou des traumas. Il y a des personnes qui trahissent simplement parce qu’elles n’osent pas partir. Parce qu’elles ne veulent pas assumer la fin. Alors elles provoquent l’implosion. Elles trompent en espérant être démasquées. Elles veulent que l’autre prenne la décision à leur place. Un classique pour certains ou certaines des raisons de l'infidélité.
C’est moche, oui. C’est humain aussi. C’est ce qu’en psychologie on appelle “l’infidélité d’évitement” : on fuit le conflit, on saborde la relation à coups de mensonges, jusqu’à ce que tout explose. Au fond, on ne veut pas partir seule — alors on crée les conditions du départ de l’autre. Un peu comme tout, l’infidélité, ce n’est jamais noir ou blanc. C’est un cocktail d’émotions, de blessures, de silences accumulés. Comprendre les raisons, ce n’est pas pardonner ni excuser. C’est simplement mettre de la lumière là où tout est confus. Parce qu’à défaut de recoller les morceaux, on mérite de comprendre ce qui a été brisé — et pourquoi.
Si vous vous reconnaissez dans l’une de ces raisons, il n’est peut-être pas trop tard pour parler, avant de trahir.