‘C’était une erreur’ : la phrase préférée des mecs infidèles
Écrit par Camille Croizé le
‘C’était une erreur’ : cette étude démonte la phrase préférée des mecs infidèles
Écrit par Camille Croizé le
‘C’était une erreur’ : cette étude démonte la phrase préférée des mecs infidèles
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Il vous a brisé le cœur, juré que c’était la dernière fois, et vous voilà à googler “peut-on refaire confiance après une infidélité”. On aimerait vous dire que l’amour triomphe toujours et que certaines histoires méritent une deuxième chance. Mais voilà, la science a parlé – et son langage est beaucoup moins romantique que celui de vos copines compatissantes. À la croisée du love et de la triche, une équipe de chercheurs allemands s’est penchée sur un sujet qui pique : les menteurs et infidèles chroniques peuvent-ils vraiment changer ? Ou sont-ils simplement des experts de la récidive, capables de s’adapter à toutes les stratégies de damage control pour mieux recommencer ? Spoiler : s’il vous a trompée une fois, la science vous conseille d’ouvrir les yeux. Et peut-être Tinder.
On la connaît, cette phrase. Celle qu’on sort pour se convaincre que “non, ce n’était pas dans sa nature”, qu’il “traversait une période difficile” ou que “cette fille-là, c’était juste du vide”. Mais ce que vous appelez “erreur de parcours”, les chercheurs préfèrent l’appeler ‘‘schéma comportemental’’. Et dans une étude menée par l’Institut Max-Planck et publiée dans le Journal of Personality and Social Psychology des spécialistes se sont attaqués à une vérité pas très douce à entendre : certains comportements malhonnêtes sont moins accidentels que structurels. Comprendre : si votre mec a déjà craqué pour quelqu’un d’autre pendant que vous étiez en train de préparer des lasagnes, il y a de fortes chances que ça ne soit pas la dernière fois.
Le concept est simple : ils ont demandé à 2 900 volontaires de jouer à des jeux où la malhonnêteté pouvait rapporter de l’argent. Et surprise : une bonne partie a préféré empocher les billets plutôt que de jouer franc-jeu. Jusque-là, rien d’anormal dans un monde où la sincérité semble coûter (très) cher. Mais le plus troublant, c’est que celles et ceux qui avaient menti une première fois continuaient de le faire trois ans plus tard, dans des situations totalement différentes. Autrement dit, la triche n’était pas une pulsion passagère, c’était un sport. Et il y a de fortes chances que ce soit pareil en amour.

Les chercheurs ont aussi noté un lien étroit entre la malhonnêteté et certains traits de personnalité pas franchement sexy : narcissisme, cupidité, psychopathie légère (oui oui), amoralité… En résumé, si votre mec a déjà brisé les règles une fois, ce n’est peut-être pas par manque de jugement, mais parce que le concept même de “fidélité” ne fait pas vraiment partie de son système de valeurs. Rappelez-vous cette phrase : “On ne peut pas s’empêcher d’être qui on est. Mais on peut choisir qui on fréquente.” À méditer.
On pourrait croire que tricher à un jeu n’a rien à voir avec embrasser une inconnue en boîte un vendredi soir. Mais en réalité, c’est la même mécanique qui s’active : se dire qu’on ne se fera pas prendre, que ce n’est pas si grave, et que la récompense vaut bien le risque. Si un homme est capable de mentir pour gratter 2 euros, imaginez ce qu’il peut faire quand c’est son ego ou son désir qui est en jeu. La répétition des infidélités n’est pas une fatalité, mais elle est, selon les scientifiques, hautement probable quand la première a été balayée d’un revers de main.
Et non, ce n’est pas votre robe ce soir-là ni le manque de “piment” qui l’a poussé à fauter : c’est un choix, pas une conséquence. Un homme qui triche joue avec vos sentiments comme il joue avec les règles — il teste jusqu’où il peut aller sans perdre la mise.
Rien ne vous oblige à quitter quelqu’un qui vous a trahie. Rien ne vous interdit non plus de lui donner une seconde chance. Mais cette étude vous rappelle une chose essentielle : l’envie de croire à une version édulcorée de la réalité ne rend pas cette version plus vraie. Il y a une forme de lucidité salvatrice dans le fait de reconnaître qu’on mérite mieux qu’un “désolé, j’étais bourré”. Et si lui ne change pas, vous, vous avez encore le pouvoir de le faire : en partant, en posant vos conditions, ou simplement en cessant de vous raconter que cette histoire vaut toutes les autres.